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Mai 02

T., l’opportunité californienne

Je remercie Linkedin pour tous ces contacts que j’ai pu lier lors du HAW sur simple invitation. T. fait partie de ces gens qui ont de suite accepté de se connecter et ensuite de répondre à mes questions.

Nous nous rencontrons dans le quartier financier de San Francisco car T. travaille dans le milieu bancaire. Son domaine est très particulier et pointu puisqu’elle s’occupe des analyses financières qui permettront l’accord de prêts pour des startups et investisseurs. Pas de droit à l’erreur!

Cette jeune femme n’a « que » 25 ans et travaille à San Francisco depuis 4ans déjà. Elle avait accepté ce stage de fin d’études car il lui permettait de compléter son CV pour son futur. Lors de notre entretien, nous déplorons toutes les deux le fait que la France ne recrute que sur certains noms d’écoles. T. a étudié à Marseille dans une école classée numéro 5 au niveau national et cela ne suffisait pas pour les postes qu’elle envisageait.

Au contraire, lors de son arrivée en Californie, ses supérieurs apprécient le fait qu’elle parle trois langues (français, anglais et espagnol) et qu’elle apprend très vite. Ils lui proposent donc de l’embaucher en alternance pour qu’elle puisse finir ses études aux USA. T. y voit une belle perspective d’avenir et elle accepte.

Cette française apprécie la liberté d’action que les USA lui offrent. Au début, sa société fonctionnait comme une startup et ils avaient des horaires aménagés, une qualité de travail et de vie incomparable ainsi que des distractions de type baby-foot, hula hoop et tout le monde en profitait, même sa collègue âgée de 50 ans (vous avez dit management intergénérationnel ?) Imaginez cela dans une banque française !

En 3 ans, sa société a connu une croissance exponentielle et les employés ont un peu perdu cette qualité de travail. La direction en est consciente et essaie d’y remédier à l’heure actuelle.

T. a 20 jours de congés par an qu’elle prend essentiellement pour aller voir sa famille en France. Elle m’explique que, dans beaucoup de sociétés, ils testent les congés « illimités ». En effet, si les gens ne prennent pas leurs vacances, la direction doit payer et cela leur revient trop cher.  De même, si on a un projet en parallèle de son travail, les directions restent ouvertes à la discussion.

Par exemple, l’un de ses chefs a eu l’opportunité de jouer professionnellement dans un club de football en Argentine pendant 6 mois et il a pu négocier son départ tout en sachant que son poste l’attendrait à son retour! Dans la Silicon Valley, ils sont à la recherche de talents, surtout au niveau des ingénieurs car il y a pénurie, donc les directions font tout leur possible pour leur offrir de bonnes conditions de travail et les retenir.

T. est toutefois réaliste, vivre en Californie coûte cher, le rythme de travail est tout de même assez élevé. Pour le moment, comme elle n’a pas d’enfants, cela lui convient mais elle aimerait revenir en France. Dans les éléments qui pèsent en faveur de la France, le système de prise en charge des soins, le système scolaire (pour un enfant de 8 ans, une année scolaire coûte entre 10 à 20 000 dollars!), la qualité de vie, les relations plus profondes, plus vraies entre les gens, notre bonne cuisine, la position géographique (tant de pays à explorer à une heure d’avion) et le poids de la culture et de l’art dans notre société (les musées d’art se font rares aux Etats-Unis, hormis à New-York).

Je souhaite le meilleur pour T. et son avenir, retenons nos talents français !

(1 commentaire)

  1. Pascal CAUDRELIER

    Il est toujours intéressant de constater qu’il faut sortir de France pour en apprécier les atouts et les avantages sur le plan qualité de vie ! Il faudrait obliger tous les français actifs à faire au moins une expérience à l’étranger…(je rêve)

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