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Mai 06

Sébastien de chez Djaodjin ou l’esprit de bienvenue!

Je rencontre Sébastien grâce au réseau d’expatriés français de San Francisco. Sébastien est ici depuis 16 ans déjà et après plusieurs postes, il a décidé de créer sa propre entreprise. Un détail de logistique attire de suite mon attention, Sébastien mène ses affaires de trois pays différents car il peut gérer le suivi des dossiers à distance. Il partage donc sa vie entre San Francisco, la Thaïlande et la France !

J’aime beaucoup ce concept de travailleur nomade qui permet de se nourrir d’expériences même si cela demande une belle rigueur de travail.

Sébastien m’explique qu’il existe 3 phases dans la carrière d’un manager aux Etats-Unis:

-un niveau de base qui n’est pas forcément synonyme de promotion et dans lequel il ne faut surtout pas rester « coincé » si l’on souhaite avoir de belles perspectives d’avenir

-un niveau moyen dans tous les sens du terme

-le troisième niveau concerne le management exécutif. Il est donc souhaitable d’atteindre ce troisième niveau au plus vite.

Le management dépend aussi beaucoup du secteur et ensuite de la politique de l’entreprise.

Sébastien est l’expatrié le plus ancien que j’ai rencontré depuis le début de l’aventure HAW, il a donc beaucoup de recul par rapport au travail et à la vie à San Francisco. Il souligne à quel point les organisations françaises et américaines sont structurées différemment. Il me précise également qu’il existe beaucoup plus d’aides qu’on ne le pense, tout au moins à San Francisco. Pour les plus pauvres, des programmes sont mis en place pour ne pas les laisser démunis (aides au logement, à la santé avec le Obama Care…). La situation est plus délicate pour les classes moyennes qui n’ont pas d’aides et qui ne gagnent pas assez pour assurer leurs dépenses. D’ailleurs, cette classe tend à disparaître peu à peu dans la baie.

Sébastien a donc lancé son entreprise en 2014 et insiste sur la différence qu’il y a entre le statut d’employé et celui d’entrepreneur. En effet, lorsque l’on dirige sa propre entreprise, on a les responsabilités qui vont avec, notamment s’assurer que nos choix vont permettre de payer les salaires de nos employés chaque mois ! L’entrepreneur doit alors prendre des risques calculés pour une évolution maîtrisée et positive dans la durée. Il souligne également la solitude de l’entrepreneur face à ses décisions. Il n’est pas évident de pouvoir échanger stratégie avec d’autres personnes sans éveiller des peurs ou des jalousies. Je lui parle d’un club d’entrepreneurs dans le nord de la France, E6, qui s’est formé justement pour rompre la solitude de l’entrepreneur et qui véhicule de belles valeurs humaines ! Membres du club E6, si vous lisez ces lignes, je vous salue !

Sébastien mène son entreprise avec un bel engagement de cœur, j’avais donc envie de vous parler de son travail !

Sébastien dirige DjaoDjin (https://djaodjin.com/). DjaoDjin, littéralement « l’Esprit de Bienvenue », propose des solutions variées autour du Software-as-a-Service. Les clients types sont des immigrant(e)s de première génération qui, par les hasards de la vie, se sont retrouvés enfermés dans la routine d’une grosse entreprise. Entre 40 et 50 ans, ils ont décidé de chercher à nouveau cette liberté qui les a attirés aux USA. Lorsqu’ils décident de le faire à travers une entreprise de service sur le Net, ils viennent voir DjaoDjin pour les soutenir au niveau technique.

Vous pouvez contacter Sébastien :

Linkedin : https://www.linkedin.com/in/sebastien-mirolo-976224

Twitter : @seabasscapoeira

Portrait:

réalisé par W Mackie Productions (http://www.wmackieproductions.com/)

(2 commentaires)

  1. Lalmas

    J’ai travaillé pour Sébastien et son entreprise Djaodjin Inc pendant 3 mois depuis la France. J’ai rencontré Seb grâce à un professeur commun qui nous a mis en contact quand je voulais aller en Californie pour un travail.

    Depuis j’ai gardé une bonne relation avec Seb, qui est devenu je pense comme un mentor pour moi. Très sympathique, disponible il a toujours du temps à m’accorder quand j’ai besoin de lui parler de quelque chose.
    En ce moment je me prépare à lancer une deuxième entreprise, et quand j’ai des idées je contacte qui ? Seb. Après une énorme aide sur mon premier projet, il est toujours là pour moi quand j’ai besoin de conseils.

    Avec l’expérience qu’il a accumulé pendant des années, il reconnaît tout de suite sur une idée ce qui fait qu’elle est bonne, ou que ça va marcher. Ce qu’il faut faire ou ne pas faire.

    Merci pour tout Seb 😉

    1. Aurélie Pérez

      Merci à vous pour votre témoignage!

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